Avec la signature du traité de Paris en 1783 qui met fin à la Révolution américaine et établit les limites entre les Etats-Unis et l’Amérique du Nord britannique, puis la prise de Détroit par les troupes américaines en 1796, de nombreuses familles canadiennes françaises souhaitant rester fidèles au régime britannique traversent et s’établissent de l’autre côté de la rivière Détroit et le long de la rive sud du lac Sainte-Claire. Les premières paroisses francophones de la rivière Détroit ont été
celles de l’Assomption dans Sandwich et de Saint-Jean Baptiste à Amherstburg (1802), puis, entre les deux, Saint-Joseph à Rivière-aux-Canards (1864). A Rivière-aux-Canards, la première chapelle en bois est remplacée en 1870 par une église en pierres de style néo-gothique, dont les statues importées (de France? du Québec?) décorent encore l’église actuelle. Une école et un couvent pour les enseignantes s’y ajoutent en 1896 (l’école élémentaire Saint-Joseph est maintenant anglophone et le couvent a été détruit en 2001). En 1915, la première église est remplacée par l’actuelle, dessinée par un architecte de Montréal et construite avec des pierres et de la brique de la région. Elle est une des rares dans le sud-ouest ontarien à compter une crypte. Les deux clochers ont dû être retirés en 2009 en raison de dommages structurels (on espère pouvoir les réparer et les remplacer) et le presbytère a été démoli en 2013.
Après l’incendie de la première église en 1843, la construction d’une nouvelle église francophone à Amherstburg se poursuit jusqu’en 1850 (le clocher n’est complété qu’à la fin des années 1860) et un presbytère s’y ajoute en 1889
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