François Baby (1768-1852). Fils de Jacques et frère de James. Il entre au Parlement du Haut-Canada en 1792 comme représentant du comté de Kent. Il pourrait bien avoir été responsable de l’ordre de 1793 de traduire en français les lois de la législature, dans l’intérêt des habitants du sud-ouest de la province. Quelques années plus tard, il devient juge de paix du district de Western. Grand bourgeois faisant partie de l’élite politique et économique du Dominion, ses relations avec sa communauté et sa paroisse d’origine à Sandwich, plutôt modeste et agricole, resteront longtemps tendues.
En 1795 il se voit octroyer le banc d’honneur de l’église Notre-Dame-de-l’Assomption réservé depuis le Régime français au plus haut fonctionnaire du gouvernement. Quand il prend possession du siège un dimanche peu après son mariage avec une convertie anglophone, les fidèles réagissent et font enlever le banc. Malgré l’intervention du lieutenant-gouverneur Simcoe qui ordonne que le respect témoigné précédemment envers le commandant français continue d’être observé, la controverse se poursuit et François Baby est forcé de renoncer à son privilège en 1797.


L’attachement et la loyauté de sa famille envers la couronne britannique expliquent aussi cette opposition. Ce patriotisme le
pousse à s’engager aux côtés des forces britanniques à Amherstburg dans la guerre de 1812. Dès les premiers mois, l’armée d’invasion occupe sa propriété à Sandwich ainsi que la maison qu’il vient de faire construire pour s’en servir de quartier général. Impliqué en politique jusqu’en 1830, il obtient du gouvernement le privilège d’exploiter pendant les années 1840 un service de traversier entre Windsor et Detroit.
https://www.biographi.ca/fr/bio/baby_francois_1768_1852_8F.html
https://www.historicplaces.ca/en/rep-reg/place-lieu.aspx?id=9557&pid=0
https://ontario400.ca/400jours/les-baby-des-franco-ontariens-respectes-mais-pas-toujours-aimes/
