{"id":23289,"date":"2025-11-24T15:16:16","date_gmt":"2025-11-24T15:16:16","guid":{"rendered":"https:\/\/acfoweck.ca\/francotour\/?page_id=23289"},"modified":"2025-12-17T18:35:04","modified_gmt":"2025-12-17T18:35:04","slug":"notre-histoire-franco-ontarienne","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/acfoweck.ca\/francotour\/notre-histoire-franco-ontarienne\/","title":{"rendered":"Notre histoire franco ontarienne"},"content":{"rendered":"\t\t<div data-elementor-type=\"wp-page\" data-elementor-id=\"23289\" class=\"elementor elementor-23289\">\n\t\t\t\t\t\t<section class=\"elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-167f3c48 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default sc_fly_static\" data-id=\"167f3c48\" data-element_type=\"section\">\n\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-container elementor-column-gap-extended\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-453465ec sc_content_align_inherit sc_layouts_column_icons_position_left sc_fly_static\" data-id=\"453465ec\" data-element_type=\"column\">\n\t\t\t<div class=\"elementor-widget-wrap elementor-element-populated\">\n\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-7bccc5ac elementor-widget__width-initial sc_fly_static elementor-widget elementor-widget-text-editor\" data-id=\"7bccc5ac\" data-element_type=\"widget\" data-widget_type=\"text-editor.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<p><\/p>\n<h3><strong style=\"font-size: 17px; letter-spacing: var(--theme-font-p_letter-spacing); text-transform: var(--theme-font-p_text-transform);\">Cavelier de La Salle<\/strong><\/h3>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En 1679, Cavelier de La Salle remonte l\u2019\u00e9troit corridor de la rivi\u00e8re qui relie le lac Erie au lac Huron sur son bateau le Griffon (une repr\u00e9sentation se trouve au rond-point \u00e0 l\u2019entr\u00e9e de la municipalit\u00e9) et tombe sur un vaste lac le jour de la Sainte Claire. L\u2019ensemble prendra le nom de r\u00e9gion du<strong> \u201cD\u00e9troit\u201d<\/strong>.&nbsp;<br><strong>\u201cLa terre et le pays qui sont \u00e0 l\u2019entour de cet agr\u00e9able et charmant d\u00e9troit sont de tr\u00e8s belles campagnes\u201d<\/strong> (Louis Hennepin, Nouvelle d\u00e9couverte d\u2019un tr\u00e8s grand pays situ\u00e9 dans l\u2019Am\u00e9rique, entre le Nouveau Mexique et la Mer Glaciale, Utrecht, 1697 \/ Amsterdam, 1698, p. 50)<br><strong>\u201cL\u2019endroit de ce d\u00e9troit est un pays tr\u00e8s bien situ\u00e9 et d\u2019un sol fort temp\u00e9r\u00e9. Il est Nord et Sud. On le voit bord\u00e9 de vastes prairies qui sont termin\u00e9es par des c\u00f4teaux pleins de vignes, d\u2019arbres fruitiers, de bocages et de bois de haute futaie. Tout cela est distribu\u00e9 d\u2019espace en espace et on dirait que ce sont autant de lieux de plaisance plac\u00e9s dans de belles campagnes. On y trouve quantit\u00e9 de cerfs, de biches, de chevreuils et d\u2019ours peu farouches et tr\u00e8s bons \u00e0 manger, plus d\u00e9licieux que le porc frais de l\u2019Europe. On y trouve aussi des poules d\u2019Inde et des cygnes en quantit\u00e9\u2026 Le reste de ce d\u00e9troit est couvert de for\u00eats de noyers, ch\u00e2taigniers, pruniers, poiriers et de vignes sauvages, dont nous f\u00eemes un peu de vin. Il y a toutes sortes de bois propres \u00e0 b\u00e2tir. Ceux qui auront le bonheur de poss\u00e9der un jour les terres de cet agr\u00e9able et fertile d\u00e9troit, auront de l\u2019obligation \u00e0 ceux qui leur en ont fray\u00e9 le chemin et qui ont travers\u00e9 le Lac Eri\u00e9 pendant cent lieues d\u2019une navigation inconnue\u201d<\/strong><br>(Louis Hennepin, Nouvelle d\u00e9couverte d\u2019un tr\u00e8s grand pays situ\u00e9 dans l\u2019Am\u00e9rique, entre le Nouveau Mexique et la<br>Mer Glaciale, Utrecht, 1697 \/ Amsterdam, 1698, p. 123-124)<br><a href=\"https:\/\/numerique.banq.qc.ca\/patrimoine\/details\/52327\/3658103\">https:\/\/numerique.banq.qc.ca\/patrimoine\/details\/52327\/3658103<\/a><br><a href=\"https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k15246074\/f9.double\">https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k15246074\/f9.double<\/a><br><a href=\"https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k15246074\/f79.double\">https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k15246074\/f79.double<\/a><br><a href=\"https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k15246074\/f134.double\">https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k15246074\/f134.double<\/a><br><a href=\"https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k15246074\/f206.double\">https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k15246074\/f206.double<\/a><br><a href=\"https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k15246074\/f208.double\">https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k15246074\/f208.double<\/a><br>Aussi, Louis Hennepin, Description de la Louisiane, nouvellement d\u00e9couverte au Sud Ouest de la Nouvelle France, Paris, 1683, p. 51-53<br><a href=\"https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/btv1b8619666f\/f7.double\">https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/btv1b8619666f\/f7.double<\/a><br><a href=\"https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/btv1b8619666f\/f19.item\">https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/btv1b8619666f\/f19.item<\/a><br><a href=\"https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/btv1b8619666f\/f70.double\">https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/btv1b8619666f\/f70.double<\/a><br><a href=\"https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/btv1b8619666f\/f72.double\">https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/btv1b8619666f\/f72.double<\/a><\/p>\n<p><\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n<h3><strong>Lamothe Cadillac<\/strong><\/h3>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Tout au long de cette p\u00e9riode d\u2019exploration, de nombreux voyageurs continuent \u00e0 traverser la r\u00e9gion \u00e0 la recherche de fourrures. La r\u00e9gion des Grands Lacs est riche en ce domaine et<br>ce ne sont pas seulement les Fran\u00e7ais qui s\u2019y int\u00e9ressent.<\/p>\n<p><\/p>\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-resized\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"700\" height=\"450\" class=\"wp-image-23293\" style=\"width: 699px; height: auto;\" src=\"https:\/\/acfoweck.ca\/francotour\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/f9f6917c-f5a6-43fa-b24a-a4c0f2ecc902.jpg\" alt=\"\" srcset=\"https:\/\/acfoweck.ca\/francotour\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/f9f6917c-f5a6-43fa-b24a-a4c0f2ecc902.jpg 700w, https:\/\/acfoweck.ca\/francotour\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/f9f6917c-f5a6-43fa-b24a-a4c0f2ecc902-300x193.jpg 300w, https:\/\/acfoweck.ca\/francotour\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/f9f6917c-f5a6-43fa-b24a-a4c0f2ecc902-370x238.jpg 370w, https:\/\/acfoweck.ca\/francotour\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/f9f6917c-f5a6-43fa-b24a-a4c0f2ecc902-410x264.jpg 410w, https:\/\/acfoweck.ca\/francotour\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/f9f6917c-f5a6-43fa-b24a-a4c0f2ecc902-600x386.jpg 600w\" sizes=\"(max-width: 700px) 100vw, 700px\" \/><\/figure>\n<p><\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En plus, la r\u00e9gion a une importance strat\u00e9gique du point de vue militaire et les Anglais autant que les Fran\u00e7ais voient dans la r\u00e9gion du D\u00e9troit un poste important pour qui voudra contr\u00f4ler les Grands Lacs et la vall\u00e9e de l\u2019Ohio. En 1701, afin de sauvegarder les int\u00e9r\u00eats des Fran\u00e7ais et d\u2019opposer les plans des Anglais au pays des Grands Lacs, le gouverneur de la Nouvelle- France d\u00e9cide de suivre les recommandations d\u2019Antoine Laumet, sieur de Lamothe Cadillac, et d\u2019\u00e9tablir une colonie permanent au D\u00e9troit. Donc en juin 1701, en compagnie de cinquante militaires et de cinquante colons, Cadillac part de Montr\u00e9al avec une flottille de vingt-cinq canots pour se rendre au D\u00e9troit du lac Eri\u00e9. Il arrive le 24 juillet et, d\u00e8s le lendemain, commence la construction du fort Pontchartrain du D\u00e9troit, qui renfermera quelques maisons et entrep\u00f4ts, ainsi qu\u2019une chapelle. Cadillac invite plusieurs peuples<br>am\u00e9rindiens \u00e0 s\u2019\u00e9tablir dans la r\u00e9gion, parmi lesquels viennent les Pout\u00e9ouatamis, les Hurons, les Outaouais et les Chippewas. Ces alliances servent \u00e0 la fois \u00e0 faciliter la traite des fourrures et \u00e0 prot\u00e9ger la r\u00e9gion contre les incursions des Anglais et des Iroquois\u2026<\/p>\n<p><\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En 1712,outre les soldats, seulement onze familles y demeurent, parmi lesquelles on retrouve les Campeau, les Janisse et les R\u00e9aume, noms qui sont encore bien repr\u00e9sent\u00e9s dans la r\u00e9gion.<br>Mais \u00e0 partir de 1730, le fort devient un centre important pour la traite des fourrures et aussi le quartier g\u00e9n\u00e9ral pour bon nombre de voyageurs. Le commandant du fort encourage de nouveaux colons \u00e0 s\u2019\u00e9tablir dans la r\u00e9gion. La population commence \u00e0 augmenter, mais<br>toujours sur la c\u00f4te nord de la rivi\u00e8re D\u00e9troit. (Marcel B\u00e9n\u00e9teau, \u201cLes Fran\u00e7ais du D\u00e9troit: un<br>aper\u00e7u historique\u201d in Le Sud-Ouest ontarien \u00e0 la recherche de ses anc\u00eatres, Belle-Rivi\u00e8re, Soci\u00e9t\u00e9 franco-<br>ontarienne d\u2019histoire et de g\u00e9n\u00e9alogie. R\u00e9gionale Windsor-Essex, 2001)<\/p>\n<p><\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u201cSes rives sont autant de vastes prairies, dont la fraischeur de ces belles eaux tient l\u2019herbe tousjours<br>verdoyante. Ces mesmes prairies sont bord\u00e9es par de longues et larges all\u00e9es de fruitiers, qui n\u2019ont<br>jamais senti la main soigneuse du jardinier vigilant, et ces jeunes et anciens fruitiers, sous le poids de la quantit\u00e9 de leurs fruits, mollissent et courbent leurs branches vers la terre f\u00e9conde qui les a produits.&nbsp; C\u2019est dans cette terre si fertile que la vigne ambitieuse, qui n\u2019a pas encore pleur\u00e9 sous le<br>couteau du laborieux vigneron, se fait un toit espais avec ses larges feuilles et ses grappes pesantes sur la teste de celui qu\u2019elle accole et que souvent elle estouffe pour trop l\u2019embrasser. C\u2019est sous ces<br>vastes all\u00e9es, o\u00f9 l\u2019on voit assembl\u00e9s par centaines le timide cerf et la biche craintive avec le chevreuil,<br>bondissant pour y ramasser avec empressement les pommes et les prunes dont la terre est pav\u00e9e; c\u2019est l\u00e0 que la dinde soigneuse rappelle et conduit sa nombreuse couv\u00e9e pour y vendanger le raisin;&nbsp;<br>c\u2019est l\u00e0 que viennent leurs masles, pour remplir leur fale large et gloutonne. Les faisans dor\u00e9s, la caille, la perdrix, la b\u00e9casse, la tourterelle abondante, fourmillent dans le bois et couvrent les campagnes entrecoup\u00e9es et rompues par des bouquets de bois de haute futaye, qui font une charmante perspective, laquelle seule peut adoucir les tristes ennuis de la solitude. C\u2019est l\u00e0 que la main de l\u2019impitoyable faucheur n\u2019a jamais ras\u00e9 l\u2019herbe succulente, dont s\u2019engraissent les b\u0153ufs lain\u00e9s d\u2019une grandeur et d\u2019une grosseur excessives.<br>Les bois sont de dix sortes: de noyer, de chesne blanc, du rouge, du fresne batard, du sapin ou bois blanc et du cotonnier; mais ces mesmes arbres sont droits comme des flesches, sans noeuds et quasi<br>sans branches que par le haut bout et d\u2019une grandeur prodigieuse; c\u2019est de l\u00e0 que l\u2019aigle courageux regarde fixement le soleil, voyant \u00e0 ses pieds de quoy satisfaire sa main fi\u00e8rement arm\u00e9e.<\/p>\n<p>Le poisson y est nourri et baign\u00e9 par une eau vive et cristalline, et sa grande abondance ne le rend pas moins d\u00e9licieux. Les cygnes sont en si grand nombre, qu\u2019on prendroit pour des lys les joncs, dans lesquels ils sont entass\u00e9s. L\u2019oye babillarde, le canard, la sarcelle et l\u2019outarde y sont si communs, que je ne veux, pour en convaincre, que me servir de l\u2019expression d\u2019un Sauvage, \u00e0 qui je demande, avant d\u2019y&nbsp;<span style=\"font-size: 17px; letter-spacing: var(--theme-font-p_letter-spacing); text-transform: var(--theme-font-p_text-transform);\">arriver, s\u2019il y avait bien du gibier: \u201cIl y en a de tant, dit-il, qu\u2019ils ne se rangent que pour laisser passer <\/span><span style=\"font-size: 17px; letter-spacing: var(--theme-font-p_letter-spacing); text-transform: var(--theme-font-p_text-transform);\">le canot\u201d.<\/span><\/p>\n<p>Peut-on croire qu\u2019une terre sur laquelle la nature a distribu\u00e9 tout avec tant d\u2019ordre sache refuser \u00e0 la<br>main du laboureur, curieux de ses f\u00e9condes entrailles, le retour qu\u2019il s\u2019en sera propos\u00e9? En un mot, le climat y est temp\u00e9r\u00e9, l\u2019air \u00e9pur\u00e9 pendant le jour; il y fait un vent mod\u00e9r\u00e9, et, pendant la nuit, le ciel, tousjours serein, respand de douces et fraisches influences, qui font gouster la b\u00e9nignit\u00e9 d\u2019un tranquille sommeil. Si la situation en est agr\u00e9able, elle n\u2019en est pas moins importante, parce qu\u2019elle ouvre et ferme la porte pour passer chez les nations les plus eloign\u00e9es, et dont les vastes mers d\u2019eau douce sont environn\u00e9es. Il n\u2019y a que les ennemis de la v\u00e9rit\u00e9 qui soyent les ennemis de cet establissement si n\u00e9cessaire \u00e0 l\u2019augmentation de la gloire du Roy, au progr\u00e8s de la religion et \u00e0 la destruction du tr\u00f4ne de Baal\u201d.<br>\u201cDescription de la rivi\u00e8re du D\u00e9troit par le sieur de Lamothe Cadillac, 8 octobre 1701\u201d in Pierre Margry, D\u00e9couvertes et \u00e9tablissements des Fran\u00e7ais dans l\u2019ouest et dans le sud de l\u2019Am\u00e9rique septentrionale, vol. 5: Premi\u00e8re formation d\u2019une cha\u00eene de postes entre le fleuve Saint-Laurent et le Golfe du Mexique (1683-1724), Paris, 1887, p. 192-194<\/p>\n<p><\/p>\n<h3>Petite C\u00f4te (LaSalle)<\/h3>\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En 1749, inquiet \u00e0 nouveau des activit\u00e9s des Anglais dans la vall\u00e9e de l\u2019Ohio, le Gouverneur G\u00e9n\u00e9ral de la Nouvelle-France d\u00e9cide d\u2019augmenter la pr\u00e9sence fran\u00e7aise dans la r\u00e9gion du D\u00e9troit. Il fait lire dans toutes les paroisses du Saint-Laurent une proclamation promettant outils, animaux et graines de semence \u00e0 tout homme qui ira s\u2019\u00e9tablir au D\u00e9troit. Vingt-deux familles r\u00e9pondent \u00e0 l\u2019appel et quittent la vall\u00e9e du Saint-Laurent. On leur accorde, ainsi qu\u2019\u00e0 quelques civils demeurant au fort, des terres sur la rive sud, situ\u00e9es entre le ruisseau de la Vieille Reine et la Rivi\u00e8re-aux-Dindes. On nomme cette nouvelle colonie la Petite C\u00f4te.<br>L\u2019ann\u00e9e suivante, la proclamation est lue de nouveau et encore une vingtaine de familles<br>viennent rejoindre la colonie. En 1751, des terres sont accord\u00e9es \u00e0 l\u2019est de la mission des Hurons, cette fois-ci \u00e0 des familles et \u00e0 des militaires d\u00e9j\u00e0 \u00e9tablis au D\u00e9troit. Parmi eux, on retrouve les noms de Marentette, Janisse, Goyeau, Parent, Langlois -noms que nous pouvons encore lire sur les enseignes des rues d\u00e9bouchant sur la rivi\u00e8re. Ainsi est \u00e9tablie la premi\u00e8re colonie europ\u00e9enne permanente en Ontario. Pendant les dix ann\u00e9es qui suivent, de nombreuses autres familles \u00e9migrent de la vall\u00e9e du Saint-Laurent, o\u00f9 la terre arable se fait de plus en plus rare\u2026 Les colons d\u00e9frichent les terres selon leurs besoins, mais plusieurs ayant \u00e9t\u00e9 voyageurs avant de s\u2019\u00e9tablir ici, pr\u00e9f\u00e8rent continuer leurs activit\u00e9s traditionnelles de p\u00eache et de chasse\u2026 Les terres, souvent basses et mar\u00e9cageuses, ne sont pas fertiles et sans un effort de drainage ne sont pas facilement labourables. (Marcel B\u00e9n\u00e9teau, \u201cLes Fran\u00e7ais du D\u00e9troit: un aper\u00e7u historique\u201d in Le Sud-Ouest ontarien \u00e0 la recherche de ses anc\u00eatres, Belle-Rivi\u00e8re, Soci\u00e9t\u00e9 franco-ontarienne d\u2019histoire et de g\u00e9n\u00e9alogie. R\u00e9gionale Windsor-Essex, 2001)<\/p>\n<p><\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette division des terres a aussi influenc\u00e9 le d\u00e9veloppement \u00e9conomique de la Petite-C\u00f4te,<br>qui se d\u00e9veloppa assez t\u00f4t en un centre important de culture mara\u00eech\u00e8re. Les premiers colons pratiquaient surtout la traite des fourrures et ne s\u2019int\u00e9ressaient gu\u00e8re \u00e0 l\u2019agriculture; mais la culture des l\u00e9gumes, qui ne n\u00e9cessitait pas le d\u00e9frichage de grands terrains et qui \u2013contrairement \u00e0 l\u2019\u00e9levage et aux cultures \u00e0 grande \u00e9chelle\u2013 laissait l\u2019hiver libre pour la trappe et la chasse, s\u2019int\u00e9grait bien au mode de vie des habitants. Le climat doux et la proximit\u00e9 du march\u00e9 de D\u00e9troit ont par la suite encourag\u00e9 le d\u00e9veloppement de la culture mara\u00eech\u00e8re. Avant l\u2019av\u00e8nement du march\u00e9 global d\u2019aujourd\u2019hui, les \u201craves\u201d (radis) de la Petite C\u00f4te \u00e9taient les premiers l\u00e9gumes de l\u2019ann\u00e9e sur le march\u00e9 canadien; leur primeur et leur qualit\u00e9 \u00e9taient appr\u00e9ci\u00e9es jusqu\u2019\u00e0 Toronto et New York\u2026 La colonie du D\u00e9troit fut aussi reconnue tr\u00e8s t\u00f4t pour l\u2019excellence de ses vergers, le climat doux s\u2019av\u00e9rant favorable \u00e0 la culture des pommes, cerises et poires, p\u00eaches et coings. C\u2019est pourquoi les francophones du D\u00e9troit ont d\u00e9velopp\u00e9 plusieurs vari\u00e9t\u00e9s de pommes\u2026 Les habitants du D\u00e9troit furent reconnus tr\u00e8s t\u00f4t pour leurs vergers et leur production de cidre. Hubbard d\u00e9crit les anciens moulins \u00e0 cidre qui y existaient encore au d\u00e9but du XIX e si\u00e8cle. Les traditions de trappe, de chasse et de p\u00eache font \u00e9galement partie du patrimoine de cette communaut\u00e9. M\u00eame au XX e si\u00e8cle, plusieurs familles de la rivi\u00e8re D\u00e9troit apportaient un suppl\u00e9ment important \u00e0 leurs revenus gr\u00e2ce \u00e0 la trappe des fourrures\u2026 \u00c0 Monroe, Michigan, o\u00f9 se trouvait l\u2019ancienne colonie de la Rivi\u00e8re-aux-Raisins, \u00e0 l\u2019entr\u00e9e du lac \u00c9ri\u00e9, les descendants d\u2019habitants fran\u00e7ais se d\u00e9signent toujours comme Mushrat French, en m\u00e9moire de l\u2019occupation principale de leurs anc\u00eatres qui consistait \u00e0 pi\u00e9ger les rats musqu\u00e9s. On entend aussi ce terme \u2013Mushrat French\u2013 pour d\u00e9signer le parler fran\u00e7ais des deux c\u00f4t\u00e9s de la<br>rivi\u00e8re\u2026 Les traditions de p\u00eache sont un autre lien qui rattache les francophones \u00e0 la rivi\u00e8re D\u00e9troit. Quelques habitants de la Petite C\u00f4te pratiquent encore aujourd\u2019hui une forme de p\u00eache au dard sur la glace qui, selon la tradition orale, aurait \u00e9t\u00e9 apprise des autochtones\u2026<br>L\u2019\u00eele \u00e0 la P\u00eache a \u00e9t\u00e9 baptis\u00e9e ainsi en raison des anciennes poissonneries construites en ce<br>lieu. (Marcel B\u00e9n\u00e9teau, \u201cD\u00e9troit comme lieu de m\u00e9moire francophone\u201d).&nbsp;<br>[Trouver la ferme d\u2019Oswald Pajot \u00e0 Petite C\u00f4te (avec plaque), la plus ancienne ferme<br>ontarienne toujours exploit\u00e9e par la m\u00eame famille (1784)] Martin Lane, LaSalle?<br>http:\/\/www.ameriquefrancaise.org\/fr\/article 300\/Rivi%C3%A8re_D%C3%A9troit_comme_lieu_de_m%C3%A9moire_francophone.html<br>https:\/\/www.gettyimages.ca\/detail\/news-photo\/ontario-tradition-oswald-and-pauline-pajot-own-<br>the-oldest-news-photo\/502254501.<\/p>\n<p><\/p>\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"537\" class=\"wp-image-23292\" src=\"https:\/\/acfoweck.ca\/francotour\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/arrivee-des-bateaux-provenant-de-france-1660.jpg\" alt=\"\" srcset=\"https:\/\/acfoweck.ca\/francotour\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/arrivee-des-bateaux-provenant-de-france-1660.jpg 800w, https:\/\/acfoweck.ca\/francotour\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/arrivee-des-bateaux-provenant-de-france-1660-300x201.jpg 300w, https:\/\/acfoweck.ca\/francotour\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/arrivee-des-bateaux-provenant-de-france-1660-768x516.jpg 768w, https:\/\/acfoweck.ca\/francotour\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/arrivee-des-bateaux-provenant-de-france-1660-370x248.jpg 370w, https:\/\/acfoweck.ca\/francotour\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/arrivee-des-bateaux-provenant-de-france-1660-410x275.jpg 410w, https:\/\/acfoweck.ca\/francotour\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/arrivee-des-bateaux-provenant-de-france-1660-600x403.jpg 600w\" sizes=\"(max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><\/figure>\n<p><\/p>\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"620\" class=\"wp-image-23291\" src=\"https:\/\/acfoweck.ca\/francotour\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/drapeau_franco_ontarien1_petit.jpg\" alt=\"\" srcset=\"https:\/\/acfoweck.ca\/francotour\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/drapeau_franco_ontarien1_petit.jpg 800w, https:\/\/acfoweck.ca\/francotour\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/drapeau_franco_ontarien1_petit-300x233.jpg 300w, https:\/\/acfoweck.ca\/francotour\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/drapeau_franco_ontarien1_petit-768x595.jpg 768w, https:\/\/acfoweck.ca\/francotour\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/drapeau_franco_ontarien1_petit-370x287.jpg 370w, https:\/\/acfoweck.ca\/francotour\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/drapeau_franco_ontarien1_petit-410x318.jpg 410w, https:\/\/acfoweck.ca\/francotour\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/drapeau_franco_ontarien1_petit-600x465.jpg 600w\" sizes=\"(max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><\/figure>\n<p><\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n<p><!-- \/wp:list --><!-- wp:paragraph --><\/p>\n<p><!-- \/wp:paragraph --><\/p>\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<\/section>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cavelier de La Salle En 1679, Cavelier de La Salle remonte l\u2019\u00e9troit corridor de la rivi\u00e8re qui relie le lac Erie au lac Huron sur son bateau le Griffon (une&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":23292,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"pagelayer_contact_templates":[],"_pagelayer_content":"","footnotes":""},"class_list":["post-23289","page","type-page","status-publish","has-post-thumbnail","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/acfoweck.ca\/francotour\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/23289","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/acfoweck.ca\/francotour\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/acfoweck.ca\/francotour\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/acfoweck.ca\/francotour\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/acfoweck.ca\/francotour\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=23289"}],"version-history":[{"count":33,"href":"https:\/\/acfoweck.ca\/francotour\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/23289\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":24239,"href":"https:\/\/acfoweck.ca\/francotour\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/23289\/revisions\/24239"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/acfoweck.ca\/francotour\/wp-json\/wp\/v2\/media\/23292"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/acfoweck.ca\/francotour\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=23289"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}